Vagabonder dans les étoiles du planétarium de Buenos Aires

Vagabonder dans les étoiles du planétarium de Buenos Aires
Photographie : Le planétarium Galileo Galilei – ElCarretero

 

Les amoureux de l’astronomie sont chanceux cette année : en attendant l’éclipse solaire du mois de juillet, nous avons pu admirer l’éclipse lunaire dans la nuit du 20 au 21 janvier. La prochaine sera visible en Argentine le 26 mai 2021. Un beau spectacle qui nous a donné envie d’aller visiter le planétarium de Buenos Aires et de vagabonder un peu dans les étoiles.

 

Histoire et astronomie

Le planétarium Galileo Galilei (Avenida Sarmiento et Belisario Roldan / Parque Tres de Febrero, Palermo) est l’oeuvre de l’architecte Enrique Jan. En forme de soucoupe volante, il est le point de la ville où se mêlent expériences scientifiques, observation des astres et science-fiction. Il est inauguré le 20 décembre 1966 et entre en fonction dans la nuit du 13 juin 1967. Il est officiellement ouvert au public le 5 avril 1968. Juste à temps pour le lancement d’Apollon 11…

Selon le site du gouvernement de la ville de Buenos Aires, la planétarium a été construit à l’endroit où s’est joué le premier match de football en Argentine, le 20 juin 1867. En 1958, le Secrétaire de la Culture Aldo Cocca et le Consejal socialiste José Luis Pena ont l’idée d’y construire un planétarium municipal. Le bâtiment compte cinq étages et une salle circulaire de vingt mètres de diamètre. Cette salle, composée de trois coupoles semi-sphériques, est équipée d’un système de projection qui permet de reproduire environ 8900 étoiles, constellations et nébuleuses.

Selon Enrique Jan, ce bâtiment “est un des seuls au monde projeté et construit à partir d’un modèle de triangle équilatéral, la superficie plane la plus parfaite que l’on puisse réaliser.” Des travaux de rénovation ont été effectués en 2011 afin de remplacer certains équipements par d’autres adaptés aux nouvelles technologies. Selon la légende urbaine, un exemplaire de la première édition du livre “Chroniques martiennes” de Ray Bradbury serait caché dans les piliers du bâtiment. L’auteur avait affirmé que tous les exemplaires de la première édition de cette oeuvre ont des propriétés occultes. C’est la petite touche mystico-littéraire d’une oeuvre architectural au service de la science.

 

“La science n’est rien de plus que l’exploration d’un miracle que nous n’arrivons pas à expliquer, et l’art l’interprétation de ce miracle.” Ray Bradbury – Chroniques martiennes 

 

 

Équipements et météorites

Récemment remis à neuf, le planétarium dispose d’équipements technologiques de premier plan. Selon la plateforme touristique du gouvernement de Buenos Aires, cet édifice dispose d’un équipement de projection unique en Amérique latine, installé dans la salle circulaire, tout autour de la coupole. Cet équipement est composé de six projecteurs Sky-Skan de résolution 8K qui permettent au dôme de contenir 38 millions de pixels.

Le musée (fermé actuellement pour travaux) propose au public d’interagir avec le robot Galibot, de naviguer et d’apprendre grâce à des écrans tactiles, de découvrir la réalité virtuelle, de tester des simulateurs 4D qui font voyager ses visiteurs du Big Bang jusqu’à aujourd’hui et de jouer à des jeux de réalité augmentée. Le planétarium dispose également de sièges 4D qui, utilisés avec des lunettes de réalité augmentée, proposent un voyage virtuel sur la planète Mars. Tous les vendredis et samedis soir, il est possible d’aller observer le ciel étoilé et d’utiliser les télescopes mis à disposition.

Le planétarium expose également plusieurs météorites millénaires retrouvées sur le sol argentin. Elles ont été récupérées dans la région de Campo del Cielo, limitrophe des provinces de El Chaco et de Santiago del Estero, entre les années 1930 et 1970. Les météorites pèsent de 670 kg à plus de 1300. Dans le musée, une roche lunaire rapportée de la mission Apollo 11 et offerte par le président Richard Nixon est également exposée.

 

Le planétarium est un lieu scientifique majeur de la ville de Buenos Aires, accessible à tous. Situé au milieu des parcs de Palermo, il permet de faire une escapade dans la nature et d’observer les étoiles, pour se déconnecter.

 

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