Comment relever le défi du changement climatique ?

Comment relever le défi du changement climatique ?

“Nous ne devrions pas manquer les cours pour lutter contre le changement climatique”, martèle la jeune activiste pour le climat Greta Thunberg. L’adolescente suédoise âgée de 16 ans est devenue le symbole d’une génération. La jeunesse lutte pour demander aux gouvernements de mettre en place des actions concrètes et immédiates en faveur de la transition écologique. Partout dans le monde, les étudiants se réunissent à l’occasion des “Fridays for future” (Les vendredis pour l’avenir). À Buenos Aires, le rassemblement se tient à 17h devant le Congrès de la Nation.

#OnePlanetSummit, premier sommet sur le climat en Afrique

La mobilisation mondiale pour le climat du 15 mars intervient au lendemain de la troisième édition du One Planet Summit, organisée à Nairobi au Kenya. Ce sommet sur le climat s’est ouvert pour la première fois en Afrique depuis sa création en 2017. En France, puis aux États-Unis, cet évènement international annuel a pour but de coordonner les actions pour relever le défi du changement climatique, dans la lignée de l’Accord de Paris. Le gouvernement français impulse cette initiative.

Cette année, le One Planet Summit s’est construit autour de quatre thématiques principales qui sont la lutte contre le réchauffement climatique, la protection des océans, la préservation de la biodiversité et la mobilisation de la finance. 150 pays sont représentés, 30 actions sont fixées autour de 12 objectifs. Le but est de mettre en place des actions concrètes visant à “répondre aux défis mondiaux liés au changement climatique, à la perte de biodiversité et au bien-être des sociétés.”

A Paris, le 12 décembre 2017, une coalition One Planet s’est rassemblée pour proposer des initiatives concrètes. Atteindre les objectifs communs fixés par l’Accord de Paris sur le climat, telle est l’ambition de cette association d’États et d’acteurs de la société civile. Ces acteurs non gouvernementaux sont regroupés autour du One Planet Lab, qui se définit comme étant “un laboratoire d’idées”. Le One Planet Lab mobilise “des personnalités influentes des mondes universitaire, associatif, des affaires ou encore des institutions financières internationales”, selon le site de l’évènement.

Le One Planet Summit 2019 est le premier sommet sur le climat organisé en Afrique. Le continent qui devrait voir doubler sa population d’ici 2050 se retrouve au coeur des problématiques environnementales que nous traversons aujourd’hui. Le sommet s’est tenu dans un espace dédié sur le Campus des Nations Unies à Nairobi, le 14 mars, de 9h à 17h. Le président français Emmanuel Macron a annoncé, à l’issue de ce sommet, que la France apporterait une contribution supplémentaire de 500 millions d’euros à l’alliance solaire internationale. Une aide de 10 millions d’euros sera également accordée pour financer des projets luttant contre la déforestation. En tant que coprésident du One Planet Summit aux côtés de son homologue kényan, Uhuru Kenyatta, Emmanuel Macron a déclaré “qu’il faut remettre l’environnement au cœur de l’économie.”

Quelles actions concrètes tirer des accords internationaux ?

Depuis 2015, nous avons pu assister à la mise en place d’une coalition internationale en faveur d’une politique de transition écologique globale. Cependant, et alors que cette problématique centrale s’est retrouvée au coeur du G20 de Buenos Aires et de la COP 24 de Katowice en Pologne, il n’y aurait, selon une étude publiée le 29 octobre 2018, que 16 pays sur 197 qui respecteraient l’Accord signé dans la capitale française. Le texte prévoit de contenir le réchauffement de la planète à 1,5° (2 maximum) d’ici à la fin du siècle. Cet objectif reste cependant utopique. Les effets à court terme seraient une multiplication des périodes de sècheresse, la salinisation des océans, ou encore la disparition progressive des glaces éternelles et du permafrost.

Face à ce constat pessimiste, la société civile se mobilise, notamment chez les jeunes, qui s’inquiètent pour leur futur. Commence-t-on à obtenir des résultats concrets? Le collectif Fridays for future s’interroge sur sa page Internet :

“On demande aux enfants d’aller à l’école. Mais avec la destruction climatique qui empire, cet objectif commence à perdre pied. Pourquoi étudier pour le futur, si il pourrait bien ne jamais y avoir de futur ? Pourquoi donner beaucoup d’efforts pour s’éduquer si nos gouvernements n’écoutent pas les gens éduqués ?”

Fridays for future

Les initiatives civiles se multiplient, comme la pétition “l’Affaire du siècle”, qui a recueilli 2 millions de signatures en France depuis son lancement, une première. Les quatre ONG Greenpeace, Oxfam France, Notre Affaire à tous et la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme à l’origine de cette pétition ont mis leur menace à exécution. Elles ont en effet déposé un recours contre l’État français pour inaction climatique.

La lutte contre le réchauffement climatique s’expose à des obstacles de taille. Le premier, c’est la prise de conscience de l’ampleur du problème. Le constat est net, les scientifiques le disent, les entrepreneurs commencent à agir. Il faut restructurer notre modèle social et économique afin de préserver notre environnement. Le deuxième problème découle de ce constat. Tous ne sont pas d’accord pour travailler en ce sens, à l’instar du président américain Donald Trump qui s’est retiré de l’Accord de Paris, ou du président Jair Bolsonaro qui privilégie les intérêts de son pays.

La grande problématique actuelle n’est pas de constater mais de trouver comment agir. La politique ne peut rien contre un système qui ne peut se transformer sans les avancées technologiques et scientifiques nécessaires à cet effet. Les citoyens ont parlé. Le temps presse. Comme une invitation à penser, nous terminons sur une citation de David Attenborough : “Le seul moyen de sauver un rhinocéros est de sauver l’environnement dans lequel il vit, parce qu’il y a une dépendance mutuelle entre lui et des millions d’autres espèces d’animaux et de plantes.”

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