Élections européennes, qui sont les têtes de liste ?

Élections européennes, qui sont les têtes de liste ?

Les élections européennes, difficile d’y échapper ! Elles auront lieu du 23 au 26 mai en Europe et le samedi 25 mai 2019 sur le continent américain et dans les Caraïbes. À Buenos Aires, il sera possible de voter à l’Ambassade de France et au Lycée Jean Mermoz. Dans un contexte de tensions politiques fortes, ce scrutin apparaît comme essentiel pour déterminer l’avenir de la politique européenne. Pour faire face aux enjeux de taille au coeur de la vie du continent, tels que la transition écologique, les rivalités commerciales et l’immigration, les différents partis défendent une vision de l’Europe parfois très différente. Attention, depuis le 1er janvier 2019, le répertoire électoral unique (REU) est entré en vigueur. Les Français résidant à l’étranger ne peuvent plus être inscrits à la fois sur une liste électorale consulaire et sur une liste électorale municipale.

Pourquoi vote-t-on ?

Les élections européennes permettent aux citoyens européens de désigner leurs représentants au Parlement européen, les députés européens. Pour cette élection, il est possible de voter en personne dans le bureau de vote le plus proche ou par procuration. Pour voter, il faut présenter un document d’identité officiel dont les conditions sont détaillées sur le site du Consulat général de France à Buenos Aires.

Le Parlement européen est l’institution qui représente les peuples des États membres de l’UE. Son rôle s’est progressivement renforcé à travers les différents traités, mais aussi avec l’élection au suffrage universel direct de ses députés à partir de 1979,” détaille le gouvernement français sur le site vie-publique.fr

Le Parlement européen ajoute que “les élections européennes de mai 2019 auront une incidence directe sur votre vie. Elles détermineront comment l’Europe agira les prochaines années pour répondre à vos inquiétudes sur l’emploi, les entreprises, la sécurité, les migrations et le changement climatique.” Ce scrutin est en partie perturbé par le Brexit, qui vient d’être repoussé au 31 octobre si le Parlement britannique rejète une nouvelle fois la proposition d’accord que la Première ministre Teresa May tente de faire approuver depuis fin novembre. Cette année, ce ne sont plus 751 députés européens qui doivent être élus mais 705. 27 des 73 places anglaises doivent être attribuées aux autres pays membres, la France passant ainsi de 74 à 79 eurodéputés. Cependant, le report du Brexit oblige théoriquement le Royaume-Uni à organiser des élections et de siéger au Parlement européen.

“Nous devons changer l’Europe et la rendre plus efficace en répondant aux inquiétudes des citoyens et en nous appuyant sur ce que nous avons déjà réalisé.”

Antonio Tajani, président du Parlement


Qui sont les candidats ?

Les citoyens européens sont appelés à voter pour le parti politique qui les représentera au Parlement européen, dont le siège est situé à Strasbourg. Cette élection a lieu tous les cinq ans avec une particularité cette année : en 2014, 2009 et 2004, huit circonscriptions étaient désignées par les votants. À partir de 2019, il n’y en aura qu’une. Une quinzaine de partis représentés par leurs têtes de liste sont candidats aux élections européennes et ont pu détailler leurs idées à l’occasion d’un premier débat télévisé diffusé sur France 2 le 4 avril dernier. Voici les candidats.

Manon Aubry (La France insoumise), âgée de 29 ans, elle est l’ancienne porte-parole de l’ONG Oxfam. Également spécialiste de la lutte contre l’évasion fiscale, elle fait de cette cause un argument central de sa campagne. Venue débattre accompagnée d’un “chèque des riches”, ce dernier est pour elle le symbole de la suppression de l’ISF et de l’évasion fiscale en Europe. Il est aussi le chèque de l’espoir et de la transition écologique.

François Asselineau (Union populaire républicaine), âgé de 61 ans, cet haut fonctionnaire en disponibilité a réalisé le score de 0,92% à l’élection présidentielle de 2017. Le candidat a choisi de venir sur le plateau de France 2 avec une paire de menottes au drapeau de l’Union européenne, symbole selon lui de “la prison qu’est devenue l’Europe”. Il se veut toutefois rassurant en précisant qu’il dispose de “la clé bleu blanc rouge”.

Jordan Bardella (Rassemblement national), âgé de 23 ans, il est le plus jeune candidat aux élections européennes en France. Conseiller régional d’Île-de-France et porte-parole du parti de Marine Le Pen, le candidat a choisi le symbole de la passoire pour partager sa vision de l’Europe. Pour lui, cette dernière est “incapable de protéger ses citoyens et d’assurer la sécurité.”

François-Xavier Bellamy (Les Républicains), âgé de 33 ans, ce professeur de philosophie et maire-adjoint de Versailles prend la tête de liste du parti de droite représenté par Laurent Wauquiez. Il a apporté un exemplaire de l’Iliade et l’Odyssée d’Homère, symbole de “l’Europe comme civilisation.” Pour lui, l’Europe est menacée, “soit elle change, soit elle disparaît.”

Ian Brossat (Parti communiste français), âgé de 38 ans, ce professeur de lettres et maire-adjoint de Paris a présenté un bracelet de naissance symbole de la fermeture en France de 40% des maternités et par extension des services publics, sujet largement abordé à l’occasion du grand débat national. Pour lui, “l’UE impose une politique d’austérité” et a délaissé la solidarité au profit d’un libéralisme exacerbé.

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), âgé de 58 ans, ce député de l’Essonne a réalisé le score de 4,70% à l’élection présidentielle de 2017. L’avion Airbus est pour lui le symbole d’une “Europe qui a marché” mais qu’il faut remplacer par une Europe des nations libres. Le candidat a par ailleurs fait référence à une immigration massive vers l’Europe qui aurait accueilli “dix-huit millions de réfugiés” ces dernières années. Un chiffre à prendre avec précaution.

Raphaël Glucksmann (liste commune Place publique-Parti socialiste), âgé de 39 ans, cet essayiste et réalisateur de documentaires prend la tête de la gauche pour les élections européennes. Accompagné de fragments du mur de Berlin, le philosophe s’interroge : “Pourquoi on reconstruit des murs?” Pour lui, les politiques ont trahi l’Europe confiée à des technocrates et à des banques.

Benoît Hamon (Génération.s), âgé de 51 ans, l’ancien candidat à l’élection présidentielle pour le Parti socialiste (6,36%) et Ancien ministre a choisi de venir avec un gilet de sauvetage. Il explique ce choix : “l’UE a sauvé les banques de la crise de 2008 mais ce gilet est aussi celui que l’UE n’a pas tendu aux migrants.”

Yannick Jadot (Europe Ecologie-Les Verts), âgé de 51 ans, cet ex-directeur de campagnes pour Greenpeace et actuel Député européen est un écologiste affirmé. Venu avec un pot de miel, il défend l’idée d’une Europe dont “l’argent doit servir à protéger le climat.”

Jean-Christophe Lagarde (Union des démocrates et indépendants), âgé de 51 ans, ce Député de Seine-Saint-Denis et président de son parti UDI, est lui aussi venu avec des fragments du mur de Berlin, expliquant qu’il “ne faut pas reconstruire des murs.” Le candidat défend également les agriculteurs.

Nathalie Loiseau (La République en marche), âgée de 54 ans, l’ancienne ministre des Affaires européennes, auteure d’un manifeste féministe “Choisissez tout” et ancienne directrice de l’ENA est tête de liste pour le parti présidentiel. Elle a choisi le symbole du piment d’Espelette pour faire valoir l’idée “d’une Europe qui protège et respecte nos identités et qui défend nos producteurs.”

Florian Philippot (Les Patriotes), âgé de 37 ans, ce Conseiller régional Grand Est et Député européen a choisi de venir avec une baguette de pain qui représente la perte de pouvoir d’achat depuis le passage à l’euro. Pour lui, “il faut sortir de l’Union européenne.”

Rendez-vous fin mai donc, pour un vote déterminant dans l’avenir de l’Union européenne.

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