Café Flor, un coffee shop inédit à Buenos Aires

Café Flor, un coffee shop inédit à Buenos Aires
Photographie : Une partie de l’équipe de Café Flor, Perrine (responsable de la communication), Florian (co-founder), Valeria (Barista) et Baptiste (co-founder).

L’entreprise du mois d’avril est Café Flor, un espace de café working situé à Palermo. Une perle rare à découvrir pour tous les entrepreneurs de la capitale, en quête d’un endroit où travailler en silence, avec une très bonne connexion Internet accompagnée d’un café de qualité. Florian et Baptiste sont à l’origine de ce projet qui a vu le jour il y a un peu plus d’un an. Florian nous a consacré un peu de temps pour nous parler de son parcours.

Pouvez-vous nous présenter le concept de Café Flor en quelques mots ?

Café Flor est un café de spécialité qui offre tout le confort nécessaire aux professionnels et aux étudiants qui souhaitent travailler en toute tranquillité. De nombreux cafés souhaitent se débarrasser des personnes qui viennent passer leur journée à travailler dans leur établissement, Café Flor a pris le contrepied en faisant tout pour les accueillir. Grâce aux nouvelles technologies, nous avons vu se développer une nouvelle façon de voyager qui ne se résume plus à de simples vacances de deux ou trois semaines dans un pays, mais de plusieurs mois et en travaillant simultanément. La condition pour travailler par contre, c’est une bonne connexion Wifi. Ici, à Buenos Aires, c’est quelque chose qu’il manque dans les foyers et dans les cafés. Nous proposons aussi un café de spécialité de Colombie fait par un barista professionnel. L’idée est qu’une personne qui vient ici dispose de tous les outils nécessaires pour être le plus efficace et le plus productif possible.

Comment est née l’idée de créer un café de co-working à Buenos Aires ?

J’étais consultant en stratégie marketing pendant un an à Buenos Aires. Je travaillais dans un espace de co-working et j’ai été très déçu du service. Le wifi était mauvais, la musique trop forte. Tout était fait pour être déconcentré. J’avais une idée de quelque chose de jeune, de convivial et je ne m’y retrouvais pas du tout. Alors j’ai eu l’idée de créer un café-coworking.

Quel a été le processus de création de votre entreprise ?

D’abord, j’ai quitté mon travail. J’ai repris les cours que j’avais eus en école de commerce et je me suis donné trois mois pour faire une étude de marché et voir si vraiment il y avait un potentiel dans ce domaine et des opportunités d’ouverture d’entreprise ici. Pendant trois mois, j’ai pris des cours d’entrepreneuriat en ligne, j’ai interviewé une cinquantaine d’entrepreneurs pour savoir s’ils avaient un besoin et s’il y avait une solution pour répondre à ce besoin. Au bout de trois mois, après avoir fait un business plan, je suis parti chercher des investisseurs en France. Lorsque j’ai trouvé ces investissements, j’ai commencé à chercher un local et c’est à ce moment-là que Baptiste, mon associé aujourd’hui, m’a rejoint. Lorsqu’on a trouvé le local, il a fallu faire des travaux, faire faire les meubles sur mesure, travailler avec un architecte d’intérieur. Nous nous sommes formés en tant que barista, tout cela a pris plusieurs mois, nous avons pu ouvrir au bout d’un an, ce qui est assez long pour l’Argentine.

À quels problèmes avez-vous été confronté ?

Beaucoup et pas du tout en même temps. Il y a des petits problèmes tous les jours mais aujourd’hui tout se passe très bien alors on a tendance à oublier les soucis. Mais c’est vrai qu’il y a une liste d’évènements qui nous sont arrivés et qui nous ont un peu donné le cafard mais on a toujours réussi à solutionner. On a des problèmes avec l’habilitation, avec Migraciones, avec l’administration. Nous n’avons presque pas eu de problème avec les clients, ce qui est une grande fierté pour nous. On a eu un problème un mois après avoir ouvert. L’appartement au-dessus du café a été acheté par une personne qui a décidé de tout refaire à l’intérieur et pendant deux mois, il y a eu énormément de bruit. Alors, quand des clients entraient et que l’on expliquait le concept d’un café silencieux, et que l’on ne s’entendait même pas parler, c’était assourdissant et difficile de travailler. Je crois surtout d’après ce que l’on m’a appris que ma seule tâche dans mon travail est de trouver des solutions aux problèmes qui surviennent. Si je n’arrive pas à faire cela, je ne fais pas bien mon travail. Je ne suis pas sûr que ce soit plus facile d’entreprendre dans un autre pays.

Quand avez-vous pu ouvrir et comment s’est passé l’ouverture du café ?

Nous avons ouvert il y a un an et mois et tout s’est très bien passé. Nous avons eu une première cliente à 18h le premier jour, on lui a offert le café tellement on était content (rires). Nous avons beaucoup d’amis qui sont venus.

Quelle est votre French Touch ?

Déjà, l’accent…les gens se rendent compte rapidement que nous sommes étrangers car nous sommes obligés d’expliquer le concept du café aux nouveaux clients. Je pense que c’est dans l’approche de l’entrepreneuriat, dans les équipes. Il y a très peu de cafés aujourd’hui où les deux patrons sont au quotidien au bar avec l’équipe. On aspire à avoir une méthode de management particulière et nous sommes bien organisés.

Quels sont vos projets de développement pour l’avenir ?

À première vue, le marché est validé, aux questions “Est-ce qu’il y a un marché?”, “Répondons-nous au besoin des clients?” et “Les gens communiquent-ils sur notre travail ?”, nous pouvons répondre Oui. Maintenant, nous devons valider si le café est rentable à long terme car la situation financière est difficile ici. Nous devons identifier en fonction des saisons si la rentabilité est vraiment là. Nous allons voir comment le café va évoluer. Nous sommes un outil pour les freelances et les start-ups et nous aimerions vraiment être vus comme cela en Argentine. On organisera peut-être plus d’évènements. Nous voulons être un espace orienté “business”. Si tout cela se confirme, pourquoi pas ouvrir un autre point de vente ailleurs. Nous avons tout fait pour que Café Flor ne soit pas uniquement un café.

Quel conseil pourriez-vous donner aux jeunes entrepreneurs de l’écosystème franco-argentin ?

Je n’ai pas beaucoup de conseils, il me semble important d’aller voir d’autres entrepreneurs pour se confronter à la réalité de l’entrepreneuriat en Argentine.

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